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Dictionnaire du netwar (langue de Lénakel)



Ceci est le premier dictionnaire étendu de langue netwar (ouest de Tanna, République du Vanuatu) publié en ligne. C'est le fruit de plusieurs années de mon travail parmi les habitants de l'île de Tanna. Il contient des traductions d'expressions locales, des enregistrements de prononciation et la documentation photographique. Son but est d'aider à la préservation de la langue et à sa transmission à la jeune génération.

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jeu

  •  (terme générique) n nawakelan 
  •  n karu areparep     
    chacun des joueurs fait sur la terre autour de lui un cercle. Le jeu commence par un petit dialogue entre deux joueurs après lequel tout le monde se tait et chacun essaie de faire rire un autre avec des grimaces. Celui, qui commence à rire ou bien se gratte ou crache en premier, doit défendre son cercle devant les autres, qui essaient d'y rentrer. Celui qui réussit à y rentrer sans se faire toucher peut ensuite tendre la main et attraper un autre jouer en dehors du cercle et celui ci ne peut plus être touché par le défenseur. Si jamais le défenseur réussit à toucher un des joueurs, c'est la personne, qui a été touchée, qui devient le défenseur de son propre cercle. Pendant le jeu on chante plusieurs chansons, qui ridiculisent celui, qui est actuellement le défenseur.
  •  n lélu 
    du loup.
  •  n tow tow inio 
    jeu de pâté de sable en utilisant la coquille de noix de coco. En frappant la coquille, on chante 'tow tow inio'.
  •  n pikokai   
    jeu pour amuser les petits enfants. Les joueurs se mettent dans un cercle. L'un d'eux fait un poing avec son index droit et pointant vers le haut. Son voisin attrape son doigt avec son poing et laisse son indes également droit, ainsi tous se tiennent les mains. Ensuite le premier parmi eux frappe avec son index de droite et de gauche l'index du dernier joueur et tous chantent le chanson "Pikokai". Ensuite le premier joueur attrape avec sa main libre l'oreille de son voisin et celui-là fait pareil jusqu'à tous se tiennent les oreilles avec une main et les doigts avec l'autre. Ensuite ils se bercent de droite à gauche et chantent le chanson d'un 'iarames' du nom 'Seku' (q.v.) et à la fin tous tombent par terre.
  •  n tapatapaialo 
    jeu pour amuser les petits enfants. Un des joueurs place ses mains l'une sur l'autre. Un autre les frappe avec sa main en chantant "Tapatapaialo, tapatapaialo, neken nowanién fé ik?" - "Tapatapaialo, tu as mangé le coco de qui?" Le premier répondra le nom d'une personne et cache une de ses mains sous son bras. On répète le petit chanson et cache la deuxième main aussi. Ensuite, en disant "Kamamék, silapo, silapo, wa ..." sort les mains de sous les bras, ouvre grand les yeux et les tire avec ses doigts pour faire une grimace drôle.
  •  n karuita  
    jeu pour amuser les petits enfants. Un joueur montre ses poings. Les autres lui frappent les poings avec les leurs et à chaque fois crient "karuita!", et le joueur cache ses mains derrière son dos. Les autres le demandent "Quand tu es allé voir le monde, avec quoi es-tu revenu?" Le joueur répond quelque chose, qu'il aime bien (bonbons, fruit, jouets, ...). Les autres demandent "Montres nous!" Quand le joueur ouvre ses mains devant eux, comme si pour montrer les choses, les autres s'avancent vite et font semblant de manger tout ce qu'il a apporté jusqu'à ce qu'il n'y a plus rien qui reste pour le joueur. Et tout le monde rit.
  •  n mamau 
    joué pendant la nuit, où deux groupes cachent la nourriture dans la forêt et la cherchent réciproquement. On le joue dans le temps quand on plante les ignames.
  •  n sayé 
    les joueurs lancent les tiges du roseau 'nulnul' de façon qu'elles rebondissent en touchant la terre. Celui, qui lance son roseau le plus loin gagne. On le joue aux moments, quand les lianes des ignames, qu'on vient de planter, commencer à pousser (cf.: 'iawitaleg min kamailis nuwian nuw') et quand on construit ses supports 'kamo sit' et 'kamé piagen' avec les roseaux 'nulnul'. Le fait de le lancer le 'nulnul' loin dans ce jeu symbolise la liane d'igname, qui pousse longue et qui assure, que l'igname va devenir grand. Le jeu ainsi espère d'assurer une bonne récolte.
  •  n arupa la taluta  
    les joueurs sautent un par un sur un seul pied autour des bâtonnets de bois suivant la cadence du chanson "Arupa la taluta" et essaient de ramasser un par un les bâtonnets. Celui, qui réussi à ramasser tous sans tomber ou sans qu'un tombe de ses mains a gagné.
  •  n pulumpa   
    les joueurs sont assis en cercle, regardant vers l'intérieur. Chacun d'eux a dans la main gauche une vingtaine des tiges du bois, d'où ils les prennent une par une et les mettent au-dessus de la tête dans la main droite. Un joueur saute sur une jambe autour, ramasse les tiges et les jette par terre jusqu'au ce qu'il n'y ait plus des tiges (il a gagné), ou qu'il tombe (il a perdu). Pendant le jeu, un chanson du même nom est chanté.
  •  n nuai neparepa  
    on le joue dans la partie de l'année, où on nettoie les jardins des mauvaises herbes ("kasiperper") après avoir planté les ignames. Le jeu a deux variantes. Dans la première les joueurs se tiennent par les mains et créent une longue liane 'neparepa'. Ensuite ils commencent à s'enrouler ("kasiperper") à partir d'un bout jusqu'à ce qu'ils sont tous enroulés. Ensuite toujours en se tenant les mains, ils se déroulent. Dans la deuxième variante les joueurs sont debout en couple face à face et se tiennent les mains pour faire une "porte". Le dernier couple, toujours en se tenant les mains, doit passer par les autres portes et se mettre au bout de la ligne des joueurs. Pendant le jeux on chante le chanson "Nuai neparepa, nuai neparepa, kasiperper kasiperper".
  •  n iakestil 
    où les participants tiennent dans la main les branches de 'nek té katanek', qui poussent de la même tige. En tirant fort d'un coup, ils les déchirent et celui, qui remporte la branche avec la tige centrale, commence à poursuivre les autres et essaie de leur mordre ('kes', ce qui est la raçine du nom de ce jeu) la main.
  •  n nekrun 
    pendant lequel on essaie de donner le nom d'une plante d'après ses feuilles ou racines. On appelle aussi comme ça tout jeu où on devine une chose, où on tire les tiges pour voir qui a tiré la tige courte etc ...
  •  n misekmisek  
    peut être joué aussi la nuit. Un des joueurs, le 'misekmisek', est assis du dos à quelque mètre des autres. Ceux-ci viennent, un par un, et doivent toucher le 'misekmisek', qui ensuite doit deviner, qui l'a touché. Pendant le jeux, le chant suivant est chanté. Il se termine par une phrase "Qui est ce qui t'a touché?" - "Misekmisek / iahal pelpel / iamlé iamlé / iamus saré saré twa / kunai wé / ke kopinare kona. / Fwé riap ik?".
  •  n numakesem 
    semblable à la recherche des trèfles à quatre feuilles. Il s'agit de trouver le plus possible des fruits de 'numakesem', qui ont un bout en fourchette, au lieu de la forme habituelle en bout simple.
  •  n kemal un jeu des filles avec une ficelle, semblable au "berceau".
  •  n numanmahmapau
    un vieux jeu où une personne essaie de trouver un fruit, qui est soit le tout dernier (après la saison) ou le tout premier (avant la saison). Elle prends ce fruit et l'emballe dans beaucoup des différents feuilles et le serre avec différentes lianes jusqu'à faire un paquet assez grand. Elle importe ceci au nakamal, où les autres participants vont déplier une par une les feuilles et les lianes et vont dire le nom de chacune jusqu'à ce qu'ils arrivent au fruit au milieu. Ce jeu vise à apprendre les participants les noms des plantes.

karu areparep

tow tow inio

sayé

arupa la taluta

nuai neparepa

misekmisek

Locuteur: Clément Kapalu (Lowanatom) , Jérémy Nako (Lowanatom) , Josephine Pesai (Lowaneai) , Noël Yeru (Lowanatom) , Sylvano Kapalu (Ipai) , Sylvie Kiko (Lowanatom)

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